LE CAFE DE LA RUE PAVEE

Une petite rue pavée de souvenirs et d’émotions. Une ville ouvrière du bord de mer qui comme elle, a du mal à oublier son passé. Rue Cyrus Hugues, une rue chargée d’histoire qui est la plus connue selon les anciens, « la plus arpentée et la plus commerçante ». Une petite rue pavée de cafés entre la mer et le marché, une ville où le mistral fait chanter les mats des bateaux…
Une petite rue pavée où les cafés se bousculent au milieu des odeurs de poulets grillés, de pains croustillants,… une rue où il fait bon vivre tout au long de l’année sous les ombrelles multicolores accrochées en décoration. C’est là qu’elle a trouvé son café… Il est élégant, juste au milieu de la rue, il trône en plein centre de la vie du matin. Ce n’est ni un bar, ni un bistrot ni un salon de thé….C’est un café ! SON café ! Mais aussi son salon, son lieu de discussion, son point de rencontres, son pied à terre, son lieu de confidences, son point d’écoute et de rêveries…En fond, Louis Amstrong chante « what a wonderful world »….
Une petite rue pavée où la mamé après son marché aime bien poser son panier et boire un petit café crème. Petite elle aimait passer devant la Cigale, torréfaction…Le café grillé embaumait la petite place un peu plus haut. Désormais c’est une femme usée par la vie qui se pose dans un café. Son mari travaillait au chantier, la référence historique de cette ville, il y a bien longtemps maintenant. Une rue où l’on a chanté le chant des partisans…et dont les commerces et les bistrots ont changé au fil des années, mais les cafés restent là pour observer, pour raconter entre verres et tasses ce qui ne peut se dire dans la rue….Les cigales continuent de chanter l’été, la torréfaction a changé de rue.
Une petite rue pavée où il fait bon se poser une fois que le panier est plein. C’est là qu’elle a choisi de rêver, une petite heure entre deux rangées de livres sur les fauteuils simili cuir. Elle pose ses mains autour de la tasse chaude et se laisse le temps de vagabonder entre les expos, les passants, la musique.
Les yeux mi-clos, elle s’imprègne du lieu… Elle s’éloigne des pavés, l’air de rien, un court instant elle se croit dans le café libanais de la place du marché de Ouagadougou….Un air d’exotisme, un parfum d’ailleurs, des voix qui chantent les histoires du jour. On s’interpelle, on rit fort, on s’appelle par les prénoms, comme une famille dont le salon est SON café…
Isham et Leila les propriétaires du lieu sont presque les hôtes de leur café tellement elle se l’est approprié. Elle s’y sent comme chez elle, quelque soit l’heure. Elle peut y fredonner une chanson, débarrasser sa tasse, lire le journal, bavasser et s’oublier dans un livre en tenant d’une main distraite le vieux marque page sur lequel on lui a noté « pour que jamais vous ne vous perdiez que ce soit dans un livre ou dans la vie »…Le temps s’est une fois de plus arrêté.
Un jour elle y retrouve des connaissances, le lendemain, des anciens comme elle, mais aussi les petits jeunes avec qui elle discute à en perdre haleine. Heureusement ce n’est pas un café de vieux…. Sinon elle n’y resterait pas ! Toujours ces rencontres qui meublent sa solitude et habille son visage de sourires. Elle les regarde passer, les petits passants, elle les regarde vivre, rire et s’imagine leur vie, leurs soucis, tout ça depuis la table en terrasse de son café. Quand il fait plus frais elle rentre se réchauffer.
Son regard s’arrête sur l’expo du moment, de jolies esquisses à l’encre de chine. Avant il y a eu des visages, des aquarelles, d’autres photos. Son visage a même été exposé sur les murs blancs dans l’expo grimace d’une jeune photographe locale. Sa grimace de vieille était la plus belle…c’est elle qui a gagné le concours ! Une vie de grimace, et là, personne ne pouvait rivaliser dans le café…Yvan peut être….
Tous les jours elle feuillette le journal local, elle a ses habitudes ! D’abord la page des décès … c’est comme une vieille liste de classe où elle reconnaît des noms, des dates de naissances comme la sienne.
Toute une génération qui s’amenuise. Quatre vingt printemps, et combien de pas sur ces pavés entre le marché et le port….
Ensuite la page locale, les ouvertures et fermetures de boutiques, les évènements sportifs, les noces d’or, les écoles…. Les faits divers l’intéressent moins, elle a l’impression de les avoir déjà tous lu, tous vécus. Et puis c’est bien mieux les faits divers commentés autour d’un café… « nooon ! Tu le savais pas ! Peuchère,….et oui c’est sa fille ! » Alors la mamé se transforme en grande actrice, elle feint la surprise, l’émotion,… Quand Yvan apparaît au bout de la rue elle joue les amusées…Elle sait pourquoi il vient dans son café, ici on pratique le café solidaire avant l’heure….Yvan peut toujours passer à toute heure de la journée, un café, une cigarette lui sont offerts. Yvan c’est comment dire,…ce grand être décharné, celui que tout le monde connaît. Il fait la manche de temps en temps, s’invente des vies, parle haut et fort à ses fantômes dans la rue pavée…Si son café est trop plein d’activité il crie «Tant pis, je change de crémerie ! »…et il va plus loin, au PMU. Il y joue les quelques pièces qu’il a grappillées dans la journée. Le lendemain il fait rouler une vieille valise sur les pavés devant le café, pour aller chercher ses billets !
Dans son café elle prend le temps de vivre, le temps de relire tranquillement sa vie avec douceur et bonne humeur. Elle sort un petit carnet de temps en temps et note des évènements ou des bons mots pour ne pas oublier.
Esquisse de « brèves de comptoirs », récits de café,… sur la ville, sur les femmes, des extraits de livre qu’elle parcourt…Au fil des années de nombreuses tâches de café sur ses carnets…
Maintenant elle a le droit de venir prendre une noisette seule sans se faire dévisager, plus jeune ce n’était pas raisonnable. Les femmes n’allaient pas dans les cafés, c’étaient les lieux des hommes, des travailleurs, …les bistrots comme la marine, la civette, Le Bidule, la navale n’avaient rien de bien féminin…Bien des années ont passé, bien des cafés ont fermé… et le sien a ouvert, il y a deux ans…SON café ! Il était temps. Elle se raconte….Leila sourit et écoute d’une oreille distraite en surveillant les clients en terrasse.
« Aujourd’hui les femmes ont le droit de boire seules des cafés, comme je peux le faire chaque jour, et même deux fois par jour… Les mœurs ont évolué, 1957, j’avais 20 ans ! »
C’est la date du livre qu’elle vient de voir, un peu jauni, …, le titre l’a faite sourire « au service de l’amour », édition féminine ça ne s’invente pas ! En sous titre : « un livre propre, clair, net »…Elle le feuillète tout en humant son thé « vanille passion »…Elle lit à haute voix quelques extraits qui lui conseillent «l’accomplissement dans la maternité (…) la richesse de vie (…) et le contact avec les jeunes qui conservent la jeunesse »,…Tout en conseillant de se méfier des coups de foudre ! Foutaises….ce livre l’énerve…Elle se lève et le range sur une étagère agacée. Elle le pose à côté d’un autre livre jauni par le temps et qui s’appelle « je suis un grand sentimental ». Ces deux livres sont faits l’un pour l’autre ! Elle sourit à nouveau. Elle sait que le coup de foudre existe, s’il y a bien une contradiction insoluble c’est le sentiment amoureux qu’il est impossible de contrôler ! En fond musical la voix d’Edith Piaf lui donne raison,… « Quand il me prend dans ses bras…. Et çà me fait quelque chose… ». Elle se surprend à fredonner, le rappel de son coup de foudre lui fait oublier ces foutaises…
Comme Edith Piaf elle a eu sa tragédie, ses pygmalions, ses coups de foudre mais comme elle, elle « ne regrette rien »….
Et puis Isham aussi est d’accord avec elles, les coups de foudre lui aussi il y croit … il a rencontré sa Leila…Il s’adosse au comptoir et à son tour il croise les bras et se raconte…jusqu’à ce quelle reprenne le fil de l’histoire…
Et puis maintenant elle, elle n’a rien à perdre, sans pudeur elle peut tout raconter, se livrer, se perdre en confidences. Ce café est le lieu parfait, comme elle l’avait rêvé. Entre le salon de thé et le café de quartier …un lieu de mémoire dans une ambiance feutrée où l’on entend Dalida ou Billie Holiday….On l’accueille comme un membre de la famille, elle qui n’en a plus.
Des cloches de verre protègent des cornes de gazelles sucrées derrière lesquelles les sirops multicolores sont alignés. Sagement posés entre deux théières coquelicots, les thés rêvent aux violettes fleuries, ils sont colorés à la menthe verte, aux fruits rouges ou restent mystérieux comme la gourmandise… Les chocolats se font plus ou moins crémeux, noirs ou blancs, à l’orange cannelle, des cafés « crème » deviennent des noisettes, et les milk shake se parfument à la mangue et au melon….
Un café délice pour les yeux, les papilles et les oreilles…Un café plein d’émotions, plein de vie, un café des arts et de tendresse…
Ce café lui rappelle ses voyages dans d’autres mondes, d’autres lieux de cultures qu’elle a côtoyé loin de sa rue pavée, d’autres cafés, bistrots, tripots, salon de thé et autres lieux de causeries de part le monde.

Cet après midi la musique est jazzy, çà lui plait….Elle choisit le thé impressionniste, puis elle s’amuse à marier les livres qui trônent sur les étagères….Tiens les impressionnistes côtoient l’Egypte, les grandes dames du cinéma s’affichent derrière une bougie rouge, le Qatar s’appuie sur Mozart. Même le hasard des livres est artistique dans son café….Le guide des rêves s’appuie sur les dogons….les dogons, grands interpréteurs de rêves,….est ce le hasard ou la magie des lieux qui donne un ordre à chaque chose posée d’un air de rien…Les musiques accompagnent sa rêverie…Musique d’ambiance, ce n’est pas rien. Isham a du la voir rêver et la sort de ses rêves ou plutôt l’accompagne en changeant la musique, Imagine de John Lennon. Elle lui sourit.
Le programme de la semaine traîne sur la table, elle y jette un œil distrait, c’est le mois de mai : nouvelle exposition, slam, café citoyen, conférence sur les volcans, café philo, café concert…Son emploi du temps va être chargé….sans compter toutes les rencontres improvisées ! Des journalistes et des écrivains, des conteurs et des beaux parleurs, des menteurs et des rêveurs, des chanteurs et des musiciens, un cordonnier et un bijoutier, une esthéticienne et un pharmacien, un restaurateur et son coiffeur, des étudiants et des retraités, des mamans et leurs enfants…Tout çà sous le regard des créateurs des lieux ; Leila une fleur dans les cheveux et Isham la fossette amusée. Tous les deux observent, participent, relancent, animent et innovent chaque jour…
C’est çà quelle aime dans ce café, dans SON café. Ce n’est pas un bistrot pour les « poivrots »… Elle peut changer de discussion et d’identité au gré des heures. Le matin elle est la mamé qui pose son panier sur les pavés. Celle qui commente la page locale, qui raconte « comment c’était »….Celle qui joue la nostalgie, qui pleure la jeunesse avec un œil pétillant et raconte les photos noirs et blancs….
L’après midi elle est « l’habituée » celle qui vient s’encanailler avec des touristes ou qui vient s’oublier au milieu des mots des autres. Il y a des fois où elle ose même clamer ses mots devant tout le monde d’une voix hésitante. Des petits mots en italique comme sa vie, poussée toujours en avant par le mistral ou autres vents selon les saisons, selon les moussons, selon les pays…Elle aime goûter les rencontres et partager son café dans la soirée quand la lumière commence à se tamiser.
Une petite rue pavée de moments de vie en bord de mer où les cafés recueillent les échos des voyages. Petits marins, petits pêcheurs les gens de la mer sont maintenant des croisiéristes…Elle échange avec eux les images de leurs voyages, elle partage son expérience, elle conseille et donne les bons lieux à ne pas rater. L’église et le marché, l’école publique ou privée, la place de la lune et l’ancienne place des chantiers, la biscuiterie et la fabrique de pâte, le photographe et le petit épicier, le chocolatier et le boulanger, la halle aux poissons ou la boucherie des halles, la café grillé de la Cigale ou la cade en haut du marché, la pizzeria ou la crêperie pour se restaurer, le bistrot ou SON café…C’est toute une ville qu’elle raconte dans son café. Nino Ferrer chante « on dirait le sud (…) Le temps dure longtemps… »
Une petite rue pavée entre la mer et le marché, une ville ou le mistral fait chanter les mats des bateaux qui s’entrechoquent.
Une petite rue pavée où les hommes se bousculent en riant fort quand les jeunes filles fleuries passent devant les cafés.
Devant le sien de café, on parle aussi fort, mais en buvant du café, pas du petit rouge, ni le petit jaune. On ne parle pas beaucoup de foot dans son café…Dans son café on y échange politique et philosophie, on y boit des cafés, des chocolats, on sirote des boissons adipeuses… Comme à Pondichéry où elle adorait les sirops et les lassis pris sur le toit terrasse du café de Lucie et Sameer.
Devant le comptoir, le sirop à la fraise fait des frivolités à la violette sur les étagères….Toutes ces jolies boites de thé colorées… Elle lorgne le thé la gourmandise quand elle le voit arriver.
Ils se reconnaissent, ils se connaissent ou l’inverse, on se connaît avant de se reconnaître, dilemme. C’est l’ivresse des rencontres. Il lui propose de prendre un café… çà ne se refuse pas….allons y pour un deuxième… . « Une noisette s’il vous plaît, la gourmandise attendra une autre fois…. »
Elle le connaît le petit. Ils ont déjà discuté, il voudrait son avis, son regard. Il doit faire un travail pour la fac sur les lieux de rencontres et il a choisit les cafés. Elle, l’habituée, elle doit en savoir long sur les cafés, elle va pouvoir l’aider….Il sait qu’elle écrit un peu, qu’elle aime les mots et le café crème, sa noisette ! Il se rappelle avoir vu une de ses expos, avoir entendu un slam improvisé, çà l’avait… « scotché » ! Alors sans hésiter, il est venu la voir pour son projet, pour partager les mots. Il s’appelle Nans, c’est joli comme prénom, c’est doux comme une chanson. Il traîne d’ailleurs souvent une guitare avec lui. Elle aussi elle a entendu ses textes, un peu Brel, un peu Brassens. Il lui raconte son école buissonnière, son parcours, ses rêves. Elle se retrouve un peu en lui quand elle s’est retrouvée seule. Elle était jeune…Très vite veuve, elle s’est trouvée face à ses rêves et à la réalité. C’était il y a quelques années. C’est malheureusement grâce à çà qu’elle a pu voyager, faire le tour des cafés….Elle se cherchait…Elle voulait oublier sa peine. Mais c’est ici qu’elle s’est révélée, dans ce café. Il réunit tous ces lieux qu’elle a fréquentés, usés, habités, squattés, qu’ils soient sombres ou ensoleillés….

Alors naturellement elle lui raconte tous les cafés qu’elle a visités, écumés : des cafés en toit terrasse aux bicoques de bord de mer, des gargotes dans des ruelles sombres de la vieille ville Sicilienne, jusqu’au café sélect des quartiers chics de Pondichéry , sans oublier les starbuck impersonnels et sans âme…Du café turc avec le marc amer auquel on préfère le thé à la pomme des commerçants d’Istanbul, du café noir sans sucre au son de la mandoline grecque ou le très corsé italien plutôt que le tchae indien trop épicé….
Du verre solitaire où l’on noie son chagrin le matin, aux bouteilles du soir qui valsent pour faire la fête jusqu’au petit jour, des cafés glacés où l’on se raconte aux inconnus, des verres partagés en toute amitié, ses retrouvailles avec son meilleur ami qui raconte ses fiancées, son amie d’enfance avec qui on refait le monde ….Ces cafés partagés avec celui que l’on prenait pour le prince charmant, le dernier ou premier amour avec toutes ses promesses, nos désirs d’ivresse témoin de nos faiblesses…
Dans un café on y vit toutes les histoires, les tristes comme les plus grands bonheurs. C’est dans un café qu’il a demandé sa main…C’est dans un café qu’elle l’a pleuré et qu’elle a cherché à oublier sa douleur, sa solitude et son sentiment d’abandon. Jeff Beckley lui donne la nostalgie en chantant Hallelujah, comme un bilan de vie à travers son errance et tous ces cafés traversés de sa vie renversée qui lui glace encore le sang. De ces lieux où l’espace peut-être si rare, suffocant jusqu’aux comptoirs entassés, encrassés avec une forte promiscuité et un vacarme assourdissant, avec à l’opposé des espaces vides et abandonnés, voués à la recherche de nourriture affective pour cœur esseulé…
Elle n’a rien oublié, mais ici elle a tout retrouvé sans promiscuité et en toute amitié. Elle ressent ce lieu, imprégné de tout son vécu et de ces moments rares où le temps s’arrête. Un endroit où elle peut enfin se poser, elle, son panier, ses cahiers, ses amitiés et son passé.
« Allez cette fois c’est ma tournée ! Isham un autre café pour le petit s’il te plait »

Elle lit dans le regard du petit une lueur, elle ne sait pourquoi elle lui sourit…. Une belle rencontre de café, un moment de partage de vie ! Il semble oublier son travail d’étudiant, ne prend plus de notes. Ils discutent tous les deux comme des écoliers complices.
Une petite rue pavée où la terrasse de son café s’étend au milieu des passants, un café où la mamé du marché aime bien poser son regard et boire les histoires des passants en écoutant du jazz. Ces moments où elle se réchauffe bien plus que ne peut le faire cet affreux breuvage dans cette si petite tasse qu’elle entoure de ses mains …En réalité qu’il soit bon ou mauvais, corsé ou léger ce n’est pas le café en lui-même quelle aime, mais tout ce qu’il véhicule, la vie autour du lieu, son odeur et toutes les personnes qui se noient dans son amertume, sa couleur noire et ambrée, toutes les retombées de cette diversité des lieux .
Une nouvelle émotion, un fond musical inconnu, enfin presque. La mamé sourit, c’est le petit…elle a reconnu sa voix et ses mots « le souvenir est présent….On n’oublie pas on intègre…. » L’école buissonnière lui a peut être servi finalement.
Une rue pavée d’émotions, la musique s’arrête, son café s’éteint jusqu’à demain… l’immonde breuvage noir va se reposer pour de nouveau rendre toute la saveur et la magie des lieux, les rires et ses éclats au son de la musique du petit et du regard enjoué des habitués buveurs de café et des voyageurs curieux…
Si vous passez prés de SON café, au milieu de cette rue pavée vous le reconnaîtrez … Des petites tables derrières les bacs de fleurs où Isham cache des bouquets de menthe pour que le thé soit meilleur…Les petits pots déposés sur les tables par Leila,… vous ne pourrez pas le rater et alors vous ne pourrez que vous y poser avec douceur pour suspendre, un court instant, le goût amer de la vie avec une musique, un livre et un café !

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