A fleur de peau…

 

Tous ces mots que l’on a tout d’un coup au bout des doigts et que l’on cherche à arracher en lambeau. Il est souvent démontré que notre corps a des moyens de s’exprimer que l’on ne soupçonne pas. Il nous rappelle à l’ordre. Car tous les non dits trouvent un autre moyen de s’exprimer. Les mots muets deviennent des maux. Les maux révèlent des mots.

Mon mal de dos me signale que j’en ai plein le dos…

Mon mal de tête que l’on m’a « pris la tête » ?

Une entorse me signale qu’il faut que je me pose et que j’arrête de courir…

Et si ma vue baisse ? Loin des yeux loin du cœur ?je me voile la face?

 L’esprit et le corps sont-ils dissociables ?

Seul l’esprit parle avec le corps, par le corps, grâce au corps …

Ma peau devient intolérante vis-à-vis de certaines substances selon le médecin, mais  si c’était une intolérance vis-à-vis de certaines personnes…

Irritations au quotidien, les petits soins ne servent à rien !

Ces agressions sont sûrement psychoaffectives. Mon cœur et mon esprit sentent une modification de l’atmosphère, des températures, le froid m’entoure. Ma peau sèche, se craquelle. Avec l’absence ce n’est plus le même entourage, un éloignement, une distance qui déchire, qui m’irrite. Je m’effrite…

 

Alors je crois bien que cette année tous les moyens sont bons pour me rappeler à l’ordre. La sophrologie pour m’aider à me poser, respirer, imaginer un lieu agréable avec des personnes qui me fait du bien.  Encore faut-il avoir à l’esprit le visage, la voix rauque, le regard et la chaleur de l’autre.

Mais lorsque ces personnes s’éloignent dans le temps, dans l’espace, comment les invoquer ? comment se rassurer ?

Alors j’ai cherché à les invoquer, et j’ai trouvé un signe, une caresse dans le cou comme moyen de m’apaiser. La sensation un court instant que ta main s’est posée juste là, dans mon cou pour me rassurer. Peut être est-ce la place de tes lèvres qui par un baiser sous l’oreille me murmurent nos regrets?  Mais mon corps réagit, le baiser devient glacé et il réagit comme mon cœur lui a dit. J’ai mal au lieu même où le calme devrait être. J’ai la peau qui se craquelle, boursoufle là où ma main cherche le signe de l’apaisement. Irritation !

Je n’ai plus de présences, ni la leur, et même pas la tienne. Je n’ai plus les moyens de te parler, de me faire écouter, de m’extérioriser… alors mon corps se met à crier ?

Evidence de l’eczema ?

Je suis à fleur de peau, à la fleur de l’âge,…

Mes dents se mettent à grincer face à la réalité…

Loin de tout apaisement, de toute sécurité qui fait que je me sens aimée et réconfortée. Je suis à fleur de peau au milieu de ce catastrophisme ambiant, les entrailles se remuent, j’ai mal au ventre, indigestion de l’actu.

Mes oreilles bourdonnent, BFM et plus personne pour m’écouter.

Mon cœur se serre, je manque d’air, mes lèvres se serrent et sèchent de ne plus pouvoir te parler.

 J’ai mal d’aimer, ceux que j’aime s’éloignent, dans le temps, disparaissent.  Vais-je devenir cardiaque ? Ma grand-mère l’était…hérédité ?

J’ai peur du temps qui passe et de l’espace qui se glisse entre nous.

Et puis j’ai mal au poignet, est-ce un signe ? Tu ne liras pas tous ces mots sur ma peau.

Si j’arrêtais d’écrire ?

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3 réflexions sur “A fleur de peau…

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