HISTOIRES INDIENNES: No horn

L’imprégnation est violente, elle est par tous les sens et pénètre le corps.
Imprégnation  insoupçonnable par l’air chaud que l’on respire,
Imprégnation visuelle par la surprise des couleurs, déjà dans l’avion, en s’approchant de la terre on s’étonne sur les blocs colorés et  carrés de maison  au milieu d’immense étendue verte…
Imprégnation violente par le bruit, qui soumet dés les premiers instants à l’extérieur une sonorité continue dans nos oreilles…Les familles de klaxons nous agressent au début, nous ne parlons pas le même langage.  Les panneaux « no horn » sont-ils là pour nous indiquer toutes les contradictions de l’Inde ?
C’est surprenant… dérangeant, énervant…et puis quand le silence nous surprend soudain on se sent en manque. Inconsciemment nous avons appris le langage comme un enfant  qui apprend à parler. Mais comme lui nous ne connaissons pas encore tous les codes, tous les mots. Nous les comprenons, du moins nous le croyons.
On distingue les voix, les petits vélos, les petites motos, les gros scooteurs, c’est la majorité non pas silencieuse mais bruyante, bourdonnante, la note de fond. Au milieu des petits quelques grosses minorités s’imposent dans les graves, dans la lourdeur du son, dans la longueur du temps de klaxon. C’est celui qui fait sursauter le piéton pour lui rappeler combien il est petit et qu’il vaut mieux se pousser.
En fait il n’y a tout simplement pas suffisamment de place sur le panneau, c’est en réalité « no horn if you are too small »…

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