Thérapeutique homéopathique: contre l’abus de café p 89.

Je m’en doutais…il y a des abus qu’il faut soigner…les drogues, la cigarette mais aussi le café.

Le café, notre boisson fétiche qui nous donne une excuse pour discuter, échanger, rêvasser, ou encore rester muet juste bien accompagné. On peut s’y retrouver, on peut le partager à tout moment de la journée. Le café au café est-ce la même chose que le café à la maison ? Quelle est la dose maximale ?

Les heures de prises de café sont notées, au réveil, au coucher, avant les repas si nausées, après les repas, au coucher.

Il n’est pas noté de l’utilité du café en cas de solitude, de dépression, de gueule de bois, de réveil difficile, de travail intensif, par plaisir d’amertume…Les accessoires qui l’accompagnent ne sont pas non plus répertoriés : le journal, la cigarette, le sucre, les sucrettes, le lait, la crème, un bon livre, une part de gâteau, un carré de chocolat…Le café gourmand est maintenant sur la carte des restaurants… Le café est-il alors un mal ou un remède ?

Il est aussi noté dans mon recueil que «  les nourrisses doivent éviter de boire plus de deux tasses de café par jour car les bébés sont hypersensibles au café bu par leurs nourrices (insomnie, cris et parfois même convulsions). »

Parmi les traitements on conseille d’employer du café décaféiné.

Si besoin, deux granules de coffea sont conseillées toutes les demi heures. Mais comment se passer du café et de ce qu’il diffuse en nous ?

On propose « un café ? » comme on proposerait « une pause ensemble ? » C’est un rituel d’accueil pour certains, un remerciement: « un café avant de partir? »

L’abus est-il déconseillé ? Comme il y a le rituel du thé il y a aussi le rituel du café. Langage universel le café se boit partout. Les premières maisons du café datent du 17ème en Italie.

C’est tout un rituel, des bruits, des odeurs, des heures, les lieux. On ne boit pas un café n’importe comment, n’importe où…C’est presque un sacrilège…

J’ai récupéré la cafetière de ma grand-mère, en fer blanc. Elle n’aimait pas les cafetières italiennes qui pour elle malmenaient le café avec violence.

Elle avait tout un procédé de préparation. Les grains de café étaient choisis avec précaution, torréfiés, grillés! Sa cuisine embaumait le café…Puis ils étaient moulus fins mais pas trop pour garder l’arôme. La cafetière était chauffée avec deux petites tasses d’eau très très chaude. Elle remuait doucement la cafetière pour la préparer, puis elle la vidait lentement pour que la chaleur soit diffusée partout.

Le filtre était installé, bien ouvert pour recevoir la préparation du breuvage…puis mettre une petite cuillère à café par tasse, plus une pour la cafetière. Elle ajoutait le même nombre de petite tasse à café d’eau frémissante dans  le filtre en tournant lentement au dessus du filtre. 6 cuillères, 6 tasses.

 Cette cafetière a fait son temps, des années de service. On la remplissait le matin, le 10h, après manger, vers 16h et après le repas. Des fois un peu plus, le facteur, un voisin, le fils, la petite fille…Çà fait 5 café minimum….Selon l’humeur, les tasses solitaires du réveil, les tasses accompagnées de copines, les tasses après manger avec mon grand père, les tasses pour tenir, pour se remonter…Avant de se coucher c’est des fois dangereux, au risque de ne pas s’endormir…Mais un minimum est nécessaire selon ma grand-mère. Et si des fois il en restait un fond on le réchauffait à peine, car café bouillu café foutu…et puis dans le marc de café on pouvait y lire l’avenir, c’est la preuve que le café est magique.

Tout un art de préparation mais aussi de partage de ce breuvage. Les enfants ont droit au café au lait, ou un sucre trempé sur le bord de la tasse.

Alors j’imagine que la dose de café depuis l’enfance a été dépassée. Depuis toutes ces petites tasses avec ma grand-mère, ces petits sucres, ces cafés solos ou entre amis, ces cafés avec toi ou sans toi…

J’imagine alors remplacer ces moments de café par des granules,… est-ce que le partage serait identique ? j’en doute, pas de préparation pas de rituel, pas d’odeur de grains de café.

Alors tant pis…

Je prends le risque d’en abuser encore…Ne serait ce que pour voler quelques instants avec toi…Un proverbe dit qu’un café partagé vaut quarante ans d’amitié alors je suis prête à en abuser…


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