Canal city : 13# lecture au fil de l’eau

Pour accompagner le voyage, Pierre Sansot égrène sa sagesse au fil des pages vantant les mérites « du bon usage de la lenteur ». Au fil de ma lecture, au fil de l’eau je trouve un écho particulier à la réalité qui m’entoure.

« Il ne suffit pas de vanter les mérites de l’eau (des fleuves, des étangs) qui apaiserait et inviterait à la contemplation. Encore faut-il qu’elle ne demeure pas frigide, distante, intouchable. Car, alors, elle se présente comme un décor (agréable) au milieu des immeubles, des parkings des commerces. Une eau pour être bienfaisante, se doit d’être vivante, douce au regard, à la main, qu’on entende sa verdeur ou ses remous intérieurs.  Ne perd-elle pas ses vertus quand on bétonne une berge encore plus dure et inhospitalière que le macadam. »

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Autour de moi la nature cherche à reprendre le dessus, mais par moment, il y a les berges aménagées avec des plots et des emplacements déterminés. Je préfère m’arrêter là où il y a les berges naturelles, après avoir sauté dans les herbes au risque de glisser dans le canal, on enlace les arbres pour y amarrer la péniche. Cette embrassade nous fait faire corps, la nuit le bateau nous berce, enlacé par un énorme centenaire plein de sagesse dont le feuillage nous chante un bruissement doux à l’endormissement.

Quel bon usage de la lenteur!


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