Vol au dessus de l’Inde: 9#Sur le chemin de l’école

Il y a d’abord le bord de mer, avec les carcasses de maison que le tsunami a dévasté. Il y a les bateaux éclatés contre les rochers, dont celui du père de famille.

Au bout de la route le bus jaune klaxonne, il rappelle à l’heure les enfants impatients de partir à l’école. Les chaussures à la main pour ne pas les abîmer, ils courent fiers dans leur uniforme bien repassé, les nattes fleuries sur leurs épaules. 

Un sac de classe, une lunch-box dans l’autre, la vie s’équilibre entre les deux.

Il y a ensuite la grande route, avec le rond point aux dimensions inhumaines, les bousculades de klaxons et quelques fois une vache ou deux qui se traînent dans la cohue sans avoir l’air de s’en rendre compte.

Quand la route se rétrécie et que la lame de goudron disparaît, au milieu de la poussière elle aime regarder les linges colorés qui sèchent, les ombres des grands pilonnes électriques et tout le petit monde qui laisse ses ombres sur le bord de route.

Assise dans le même bus que la petite fille je griffonne au stylo bic les mêmes ombres qu’elle voit tous les matins.

Sur le chemin de l’école il y a de partout l’espoir de cette petite fille qui flotte dans les airs, même au milieu de la poussière.


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