Vol au dessus de l’Inde: 18# Les feuilles de bananier

Il y a l’arbre qui les porte, l’homme qui les coupe, les vend…

Il y a l’homme qui les achète, les transporte et les apporte.

Il y a les femmes qui les empilent sur le marché, les découpent

Il y a les femmes qui les achètent.

Il y a les feuilles qui deviennent des fonds d’assiettes,

Sur ce lit végétal l’appétit sourit.

Les feuilles accueillent le riz, les thali, les sauces,

Effleurées du bout des doigts par les gourmands affamés,

les feuilles s’emplissent de nourriture.

Plus hygiéniques à usage unique, elles seront jetées à la fin du repas.

Certaines seront lavées, reconditionnées pour le prochain repas,

D’autres deviendront inutilisables, effilochées par les touristes ignorants,

Repus les hommes et les femmes plient soigneusement leur feuille.

Dans un sens ou dans l’autre la feuille transmet le message au cuisinier

Sans aucun cri la feuille porte un message.

Selon le sens de la pliure on peut savoir si le repas a été apprécié ou non…

En fin de vie, jaunie, la feuille de bananier s’empilera dans le vent et la poussière d’un monticule dans l’arrière cours d’une maison tamoul.

Une vache sacrée aime les feuilles des arbres que les hommes sont allés chercher.

La feuille a un goût particulier, un léger goût de curry masala …

En Inde, il y a les arbres, les hommes et les vaches.

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4 réflexions sur “Vol au dessus de l’Inde: 18# Les feuilles de bananier

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